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Portrait d’un élu à votre service : Alexandre Col (Zurich) - Renaissance
Source : Renaissance FDE – https://renaissance-fde.fr/portrait-dun-elu-a-votre-service-alexandre-col-zurich/
5 décembre 2025
Alexandre Col, conseiller des Français de l’étranger à Zurich, chef d’entreprise dans la finance et élu à l’Assemblée des Français de l’étranger, revient sur son engagement au service des Français installés en Suisse. Il met en avant son action pour accompagner la communauté, promouvoir l’enseignement français et relayer les besoins des expatriés auprès des institutions.

Bonjour, tout d’abord peux-tu nous en dire plus sur toi : où habites-tu et que fais-tu dans la vie ?
J’habite à Gstaad dans le canton de Bern, ville où je suis quasiment né. Et, bien que je sois né français, je suis devenu suisse à mes 18 ans. J’y ai même fait mon service militaire. J’ai effectué mes études principalement à l’université de Lausanne et à Sciences-po Paris. Après 20 ans chez Rothschild à Genève, j’ai décidé de créer ma société parabancaire et immobilière à Genève et au Luxembourg, que j’ai finalement vendu en 2020. Depuis, je continue de faire du conseil aux entreprises, et je me suis engagé bénévolement pour l’intérêt général auprès des Français de l’étranger de Suisse.
Par ailleurs, je préside diverses associations gastronomiques et cynégétiques en France, au Luxembourg et en Suisse. Ces deux passions me tiennent particulièrement à cœur et occupent une partie de mon temps.
Peux-tu nous parler de ton parcours et de ce qui t’a motivé à t’engager en politique et particulièrement pour les Français établis à l’étranger ?
La vie de la Cité m’a toujours passionné et j’ai été membre de partis politiques plus jeune mais je n’ai jamais eu l’occasion d’être actif faute de temps. Aujourd’hui que j’en ai, cela a été une évidence de m’engager dans un rôle plus militant auprès de ma communauté de toujours, celle des Français de l’étranger.
Et pourquoi vouloir continuer à t’impliquer à l’avenir ?
Les raisons qui ont conduit à mon intérêt pour la politique puis à mon engagement en tant qu’élu il y a 5 ans ont aujourd’hui doublé en intensité tant la crise politique, sociale, économique et sociétale est grande en France. J’ai donc la ferme volonté de continuer cet engagement, notamment en m’impliquant plus sur le terrain des idées, afin par exemple de combattre coûte que coûte le mélenchonisme qui vise particulièrement les Français de l’étranger avec l’impôt universel, plusieurs fois repoussé de justesse à l’Assemblée nationale.
Que trouves-tu le plus satisfaisant dans ton quotidien d’élu ? Et au contraire, ressens-tu des frustrations particulières dans l’exercice de ton mandat ?
J’ai la chance de ne pas avoir eu de frustration sur les années écoulées. Au contraire, j’ai énormément appris en tant qu’élu des Français de l’étranger et membre de l’Assemblée des Français de l’étranger, mandat que j’ai beaucoup aimé. Je comprends aujourd’hui beaucoup mieux les enjeux locaux et plus globaux et me sens plus efficace dans mon quotidien d’élu.
Cette année, j’ai été particulièrement marqué par les Palmes de l’enseignement français à l’étranger organisées par la sénatrice Samantha Cazebonne. Cela a été un moment fantastique à la Sorbonne ! Mettre en lumière toutes ces écoles, tous ces projets pédagogiques qui portent notre langue, notre histoire et notre culture aux quatre coins du monde est une excellente chose. Notre réseau scolaire dans le monde est tellement fondamental pour les Français de l’étranger.
Ici en Suisse, je veux souligner que nous avons un magnifique lycée à Zurich qui va s’agrandir très prochainement, et que les directions des écoles de Bern et de Bâle font preuve d’une passion éducative remarquable. Ces écoles sont la fierté de la communauté française en Suisse.
Comment travailles-tu avec les représentants politiques de ton territoire, tels que les députés et sénateurs des Français de l’étranger, pour coordonner vos actions ?
Les Français de l’étranger sont une véritable pépinière de talents ! Regardez le nombre de députés des Français de l’étranger devenus ministres ces 8 dernières années, c’est historique !
Cela a fait aboutir de nombreux projets concrets pour les Français de l’étranger, ce dont il faut en être fier. Au-delà de la très bonne entente et amitié que j’ai donc pour le député Marc Ferracci et sa suppléante Marie-Ange Rousselot, c’est donc leur apport politique national sur tous les dossiers concernant les Français de l’étranger que je souhaite mettre en lumière. Nous formons une équipe soudée et très complémentaire.
Quels sont, selon toi, les principaux défis auxquels font face les Français vivant dans ta circonscription ? Quelles sont tes priorités pour la suite de ton engagement politique ?
Lors de ma première campagne consulaire il y a 5 ans, j’avais envoyé un questionnaire à tous les Français de la circonscription. Leurs préoccupations étaient avant tout pragmatiques : comment renouveler les différents titres, les bourses… Les principaux combats idéologiques de la gauche radicale ne reflètent en rien les préoccupations des Français de l’étranger.
Au bout de 5 ans d’expérience, je constate que c’est toujours le cas. J’ai participé cette année aux Assises sociales des Français de l’étranger qui avaient également largement consulté les Français établis hors de France. J’ai lu leurs cahiers de doléances. J’y ai à nouveau trouvé essentiellement des préoccupations pragmatiques et l’absence de combat idéologique. Je veux donc continuer à être au service des Français de ma circonscription pour les aider dans leur quotidien.
Quelles différences fondamentales vois-tu entre ton pays de résidence et la France ? À quelles choses positives tu penses et dont la France devrait davantage s’inspirer ?
Contrairement à ce que certains pourraient penser, je ne crois pas que le système politique suisse, qui repose sur des pouvoirs locaux forts, la proportionnelle et le consensus, soit adapté à la France, car la construction historique de nos deux pays n’a pas pris les mêmes chemins.
En revanche, le principe de subsidiarité suisse me semble très important et à appliquer en France : ici les problèmes sont réglés au niveau adéquat, sans devoir remonter l’entièreté de la chaîne hiérarchique. Et ce niveau adéquat ne nécessite par la consultation de plusieurs comités surnuméraires. La stabilité fiscale suisse est également un avantage. Les Suisses paient des impôts très élevés, mais au moins ils connaissent leur taux d’imposition sur plusieurs années. On ne change pas tout d’une année à l’autre. Les Français n’ont jamais été capables d’avoir une fiscalité stable, ce qui est un problème pour les particuliers et surtout notre attractivité économique.
En Suisse, il y a aussi une véritable culture économique et mathématique : on comprend très bien les thèses du dernier Prix Nobel d’économie Philippe Aghion, au contraire de celles de Gabriel Zucman. Et comme l’économie suisse va beaucoup mieux que l’économie française, je suppose qu’on a raison de ne pas comprendre Gabriel Zucman.
Pour terminer, que te souhaiter pour l’année prochaine ?
Une campagne victorieuse ! Car je compte me représenter pour un prochain mandat en tête de liste avec la présidente du conseil consulaire de Zurich Odile Avezou. J’ai l’intention d’aller voir mes concitoyens Français dans tous les cantons de Suisse alémanique, italophone et au Liechtenstein très prochainement.
